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L’écocertification une prescription pour un développement agricole durable au Sahara

Recommandations du professeur Lamri Zeraia professeur des universités en écologie forestière méditerranéenne, dans le cadre du webinaire GRFI : "Perspectives de développement de l'agriculture oasienne, technologies et innovations"


Il a fallu attendre jusqu'à ce que certains conférenciers crient à la catastrophe de la sècheresse climatique annoncée par les changements climatiques pour qu'enfin le secteur de l'hydraulique se préoccupe en priorité du traitement des eaux usées. Combien d'années allons-nous attendre pour réaliser l'écocertification de nos produits agricoles afin de les écouler, la tête haute, sur les marchés internationaux les plus exigeants ?


Si le secteur de l'Agriculture est responsable de la qualité chimique des produits agricoles au niveau de la parcelle, il est temps que les secteurs de l'Environnement et celui de la recherche scientifique puissent mettre en place des Conseils Scientifiques Régionaux pour la Protection de la Nature (CSRPN). C'est au niveau du CSRPN régional que les scientifiques et experts nationaux désignés par l'Etat ont pour mission légalement :


- D'indiquer les espèces animales et végétales à préserver au niveau des terres agricoles, des forêts, des étendues d'eau continentale, des falaise et grottes sauvages. Cette protection environnementale est demandée pour l'écocertification, sachant que ce type d'écocertification peut-être collectif pour les agriculteurs au niveau régional pour peu que les agriculteurs respectent les techniques adaptées à la préservation des espèces menacées.


- Ces techniques adaptées à la préservation des espèces menacées sont de la compétence des experts du CSRPN qui initie avec les compétences requises la rédaction de documents de vulgarisation à cet effet.


Rappelons que l'écocertification est recommandée mais n'est pas encore obligatoire. On pourrait commencer par deux ou trois régions pilotes en zone saharienne par exemple où nous disposons de toutes les données environnementales au niveau du parc culturel de l'AHAGAR par exemple et où nos agriculteurs locaux sont déjà très respectueux de la nature.


C'est par une politique concrète, cartographie suivie à la main, que le secteur de l'Aménagement u Territoire devrait préserver les terres agricoles avant d'y placer un aéroport, une ville ou une autoroute par exemple. Or ce n'est pas le cas aujourd'hui où on détruit des orangeraies productives pour placer la nouvelle ville de Sidi Abdallah sur les meilleures terres agricoles connues au Monde : les Terra-rossa ou Terres rouges de notre sahel du nord.


Avec ces trois exemples seulement je mesure la perte de temps qui nous empêche d'aller au niveau des nations organisées et prospères avec nos potentialités naturelles, sociologiques, culturelles et territoriales où pas un métré carré n'a été acheté à l'étranger.


Programme du webinaire "Perspectives de développement de l'agriculture oasienne, technologies et innovations"

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